
La NRO (Number Resource Organization) estime qu’il reste moins de 10% d’adresses IPv4 disponibles. Il devient urgent pour tous les acteurs de l’Internet d’engager la migration vers l'IPv6.
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Le nombre d'adresses IPv4 disponibles tombe sous la barre des 10 %
En 10 ans, le nombre d’adresses IPv4 disponibles est passé de 2,092
milliards à 722 millions. Et si le chiffre est important, l’évolution
l'est encore davantage : - 2000 : 73 millions d'adresses utilisées - 2009 : 203 millions d'adreses utilisées En résumé, si le « réservoir » d’adresses se vide, il se vide bien plus rapidement
qu’auparavant.
Les adresses IPv4 sont codées sur quatre octets et nous y sommes tous
confrontés à un moment donné, par exemple, lorsque l’on souhaite se
rendre sur l’interface d’administration de sa Box.
Le total d’adresses IPv4 disponibles est de 3 706 650 624.
Sur l’ensemble, 81 % (2 985 000 000 d’adresses) sont utilisées. Le
fait est que sans ces adresses, il est impossible d’accéder à Internet.
Comme une adresse postale est nécessaire pour que l’on
vous expédie du courrier papier, votre machine a besoin d’une adresse IP
pour recevoir et émettre des données.
L’IANA (Internet Assigned Numbers Authority), entité faisant
partie de l’ICANN (Internet Corporation for Names and Numbers) est
responsable de l’attribution des adresses IP. Elle distribue des groupes, désignés par « /8s », qui
contiennent 16 777 216 adresses. Ces groupes sont fournis aux cinq zones
régionales (découpage mondial), au sein desquelles les fournisseurs
d’accès distribuent ensuite les adresses IP. En 2009, 13 groupes ont été
consommés sur les 34 qui restaient fin 2008.
Pour information, le Top 10 des pays les plus consommateurs d’adresses
IP au 1er janvier 2010 :
- États-Unis : 1495,13 millions
- Chine : 232.45 millions
- Japon : 177,15 millions
- Allemagne : 86,51 millions
- Corée du sud : 77,77 millions
- Canada : 76,96 millions
- France : 75,54 millions
- Royaume-Uni : 74,18 millions
- Australie : 39,77 millions
- Brésil : 33,95 millions
Si le chiffre des États-Unis peut
paraître surprenant, il faut savoir que tout a débuté
outre-Atlantique. À cette époque, des structures telles que les
universités se sont vues octroyer des plages entières d’adresses IP.
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