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RN a été précurseur dans le domaine de la virtualisation, et n'a pas eu tort! Le salon de la virtualisation, organisé par VMware, vient de se terminer et une chose est sûre, 2010 sera encore une année à succès pour la virtualisation en entreprise. Une étude de Gartner affirme que les revenus générés par l’achat de logiciels pour la création et la gestion de bureaux virtuels devraient croître de 43 % entre 2008 et 2009, pour atteindre 1,9 milliard de dollars (env. 1,33 milliard d'euros) et atteindre 65,7 milliards en 2013 (env. 46 milliards d'euros). VMware est aujourd'hui la référence à battre. Parmi les 1000 sociétés les plus puissantes, selon le classement Fortune 1000, seuls 30 n’utilisent pas les services de VMware. Maintenant que le bruit des annonces du VMWorld 2009 a cessé, il est temps de prendre du recul pour mieux comprendre les grands mouvements qui bercent ce secteur. Quelles sont les lignes directrices et à quoi doivent s’attendre les sociétés qui souhaitent faire le pas de la virtualisation ?

VMWorld 2009 : l'avenir de la virtualisation se dessine, RN avait misé dessus dès ses débuts.

Définitions et évolution de la virtualisation

Le monde de la virutalistion est passionant car très riche et en rapide évolution. Le foisonnement de nouvelles idées et de nouveaux concepts rend cependant parfois difficile la compréhension. Avant de nous pencher sur les nouvelles grandes tendances mis en exergue par le salon, rappelons les bases de la virtualisation.

Un ordinateur ne peut en principe lancer qu’un seul système d’exploitation à la fois. Il est possible d’installer plusieurs OS sur une même machine, mais pour passer de l’un à l’autre, il faut redémarrer. Pour dépasser cette limite, on utilise un hyperviseur.

Un hyperviseur, aussi appelé Virtual Machine Monitor en anglais (WMM ou moniteur de machine virtuel), permet le fonctionnement simultané de plusieurs systèmes d’exploitation sur une seule et même machine. Pour cela, l’hyperviseur crée des machines virtuelles, réunissant des composants virtuels, chaque système d'exploitation n'interagissant plus qu'avec sa machine virtuelle et ignorant les composants réellement présents dans le PC.

Les hyperviseurs

Il existe deux types d’hyperviseurs :

Hyperviseur de type 1 : dit aussi un hyperviseur natif ou bare-metal. Cet hyperviseur se lance directement sur une plateforme matérielle. Il n’est pas dépendant d’un système d’exploitation classique pour fonctionner puisqu’il embarque son propre kernel. Tous les systèmes d'exploitation sont ensuite installés “par dessus” l'hyperviseur.

Les exemples les plus communs de ce genre d’hyperviseur son ESX Server de VMware, Hyper-V de Microsoft ou Xen Hypervisor de The Xen Project. Ce dernier est le seul du lot à être open source. Sachez que certaines solutions, comme KVM de Red Hat, transforment un kernel Linux classique en hyperviseur que l’on classe dans la catégorie 1.

Hyperviseur de type 2 : appelé aussi hyperviseur hébergé. Il tourne sur un système d’exploitation classique (« l’hôte ») comme n’importe quel autre programme. Les exemples les plus courants de ce genre de logiciel sont Workstation et Fusion de VMware, Virtual PC et Virtual Server de Microsoft, Parallels Desktop sur Mac et enfin QEMU pour les amateurs de projet open source.

Le système d’exploitation tournant sur la machine virtuelle est connu sous le nom « d’invité » et constitue ce que l’on appelle la troisième couche ou le troisième niveau du système, le premier étant l’hôte et le deuxième étant l’hyperviseur de type 2. Ces hyperviseurs sont plus lents et moins performants que ceux de type 1 et sont surtout utilisés dans des petites structures comme les particuliers ou les PME.

RN déconseille les solutions d'Hyperviseur de type 2.

La nouvelle mode en matière de virtualisation : le VDI

VDI (Virtual Desktop Infrastructure). Plus communément appelé Desktop Virtualization, il s'agit d'une expression qui fut employée par VMware pour désigner une pratique qui consiste à installer un système d’exploitation sur une machine virtuelle tournant sur un serveur centralisé. Reprenant les principes d’un client léger la machine cliente se connecte à un environnement bureautique complet installé sur le serveur. L’administrateur réseau centralise la gestion des machines virtuelles et des systèmes d’exploitation sur son centre de données.

VDI est un concept encore récent et mal défini. Certains abusent du fait qu’il soit à la mode pour l’utiliser à tort et à travers, allant même jusqu’à faire un amalgame entre hyperviseur et virtualisation bureautique. Il faut dire qu’en pratique, il n’existe aucun standard pour définir ce genre de chose.

Le terme VDI est en constante transformation, ce qui a d’ailleurs poussé VMware à renommer ses solutions WMware View au lieu de VMware VDI. La principale évolution cette année est l’ajout d’outils appelés « hyperviseur client ». Ces hyperviseurs de type 1 sont ajoutés sur la machine client VDI et permettent d'exécuter localement le système d’exploitation habituellement déporté sur le serveur. On gagne en sécurité et en disponibilité puisqu’il est possible d’accéder à son espace virtuel même si l’on est déconnecté du réseau. Ces hyperviseurs dépendent énormément des technologies de virtualisation des processeurs Intel et AMD pour tourner sur des ordinateurs portables ou de bureau.

Simplifier la virtualisation

L’une des plus grosses appréhensions d’une entreprise, lorsqu’elle envisage de franchir le pas vers la virtualisation, est la complexité de la chose. Conscients que la virtualisation est un domaine qui peut être difficile et intimidant, de nombreuses sociétés ont profité du VMworld pour présenter des solutions visant à simplifier la gestion des serveurs et des machines virtuelles. RN est un partenaire certifié qui vous accompagnera dans vos projets.

Solutions logicielles

C’est VMware qui a donné le coup d’envoi des solutions logicielles cette semaine avec son vCenter et VMware Go pour les PME. Le but de ces deux solutions est de simplifier et d'automatiser les tâches réalisées d'administration des serveurs : surveillance des performances applicatives, facturations internes, gestion d’environnements de développement, ou encore configuration des machines virtuelles et des unités de stockages.

Microsoft a aussi annoncé ses propres solutions. Destinée aux PME, la Microsoft System Center Essentials Management Suite regroupe Microsoft System Center Essentials 2007 et Microsoft System Center Virtual Machine Manager 2008.

Ces outils offrent aux administrateurs une solution globale pour une grande partie de leurs besoins. Ces solutions sont aussi avantageuses pour les éditeurs qui espèrent fidéliser leurs clients et faire en sorte que l’achat d’un hyperviseur se poursuive par l’acquisition des logiciels et services de maintenance et gestion. Mais les meilleurs logiciels ne sont rien sans une plateforme matérielle adaptée. C'est pourquoi on a vu se multiplier les alliances entre vendeurs de serveurs et vendeurs d'hyperviseurs.

L’union fait la force

IBM s’est ainsi associé avec VMware pour mettre au point iDataPlex d’IBM, le dx360 R2. Cette machine a le mérite de bien refléter les attentes des entreprises qui souhaitent faire appel à la virtualisation pour mieux exploiter leurs ressources et faire aussi des économies d’énergie. Ainsi, cette nouvelle mouture a un meilleur rendement, car avec une consommation inférieure de 8 W par rapport à son prédécesseur, elle a un ratio performance par watt 40 % supérieur.

Dell, de son côté, a fait appel à Cisco, Lenovo et Fujitsu se sont tournés vers Microsoft.

Ces partenariats garantissent de meilleures performances et une simplification de l’offre, puisqu’en choisissant un serveur, une société adopte un ensemble complet. Cela permet de gagner du temps et d’éviter des problèmes de compatibilité. On peut regretter que, comme chaque éditeur possède ses solutions propriétaires, leurs clients se retrouvent prisonniers d'un système fermé. Mais, au regard du manque de standard et d’uniformité qui existe dans le domaine de la virtualisation, ces unions nous paraissent globalement avantageuses.

Déplacer et centraliser la virtualisation

Pour certaines entreprises, l’achat de serveurs et l’embauche de personnes compétentes ne sont pas des investissements possibles ou cohérents, surtout en période de crise où chaque sou compte encore plus qu’avant. Les éditeurs de solutions de virtualisation l’ont bien compris et c’est pour cela qu’ils proposent des offres Cloud, déchargeant les entreprises qui paient en fonction de l'utilisation des serveurs mis à leur disposition.

Utiliser un prestataire de service pour sa virtualisation

C'est dans ce contexte que RN a misé dès le début surla virtualisation. Ainsi, RN a très vite testé ces nouvelles solutions en interne, et y a apporté son savoir faire qui n'est plus à démonter. Son équipe technique suit régulièrement les nouvelles formations et se tient constamment à jour. RN peut vous apporter son analyse et ses compétences, dans ces nouveaux domaines qu'il maîtrise parfaitement.

Centraliser et unifier ses infrastructures

Une entreprise peut aussi faire des économies en centralisant ses infrastructures. Cela est rendu possible grâce à l’installation d’un environnement Cloud. VMware a ainsi annoncé l’introduction de nouveaux modules pour sa suite vSphere 4 qui prend de plus en plus d’importance. Et de son côté, Citrix a présenté son nouvel outil VDI HDX.

Cette centralisation passe aussi par l'installation de serveur unifié. Dell en a montré un cette semaine. Il s’agit d’une machine qui regroupe un serveur classique, une solution de stockage sur réseau et les logiciels utilisés par l'entreprise en un seul et même espace. Son exploitation se fait à l'aide des technologies de virtualisation et Cloud et permet de réaliser des économies en personnel, infrastructures et énergie.

Arnaud STEHLY


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